Le palais Zone 51

Octobre 2017



Avant-propos :

- Aucune information ne sera donnée sur la localisation du site.
- Je ne souhaite pas faire d’échange de lieux.
- Ceci n'est pas un site de photographies mais de visites de lieux abandonnés.

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Aujourd'hui, visite d'exception avec les collègues Josh de Riviera Urbex et Florent. Une petite précision cependant : il est inutile de s'y rendre à présent. Le lieu est surveillé et quelqu'un habite sur place. J'ai eu quelques échos de personnes qui ont tenté de s'y introduire dernièrement et cela s'est terminé avec une plainte sur le dos pour violation de domicile et un coup de pression mémorable de la part du gardien. On ne peut que le comprendre : ce lieu est totalement magique et il a été ravagé dernièrement par quelques sombres crétins sans scrupule.

Impossible de trouver des informations sur l'histoire du lieu ou même sa vocation initiale mais sur place, toute laisse à penser qu'il s'agit d'un ancien hôtel de luxe (même si aucune trace de cet hôtel ne figure sur internet). En effet, on retrouve quelques cartes avec le numéro de téléphone des chambres (sous l'ancien format), le nom du bâtiment (qui fleur bon le moyen orient et indique très probablement le nom du propriétaire d'origine) et les différentes prestations (où le prix n'est curieusement pas indiqué). Était-ce un hôtel privé, un peu secret, réservé à quelques VIP ? Aucune idée, mais à l'intérieur, tout respire le luxe, le calme et la volupté.

Construit au début des années 80, le bâtiment appartient depuis plusieurs décennies à une SCI située en banlieue Parisienne. En dehors de cela, aucune information disponible.

La façade est magnifique et je suis assez fier des photos que j'ai pu réaliser de celle-ci, mais ce lieu se voyant de loin, j'ai donc pris la décision de ne pas les publier ici.

Le jardin totalement en friche ainsi que quelques dégradations ça et là trahissent son abandon mais un élément m'interpelle. En effet, il y a en plein milieu du jardin un petit kiosque qui ressemble à une soucoupe volante. Le nom de la bâtisse est tout trouvé : le palais Zone 51.



La piscine n'est plus que l'ombre d'elle même :





Une fois à l'intérieur, le spectacle commence. Je crois que de mon existence, je n'ai jamais pu voir quelque chose d'aussi beau (je parle en terme de constructions humaines de ce style). C'est à couper le souffle. À tel point qu'un sentiment de malaise m'habitera tout au long de la visite. Même si il y a des pièces vraiment ravagées par de petits merdeux, on a clairement l'impression que le lieu est encore habité et cette impression sera d'autant plus grande lors de la visite d'une pièce en particulier, comme vous le verrez un peu plus bas.

La première pièce que nous visitons est un grand hall sur deux niveaux. Au centre, un escalier monumental permet d'avoir une vue dégagée sur les villes environnantes.
Au sol, des anciens petits canaux laissent penser qu'il y avait de l'eau dans certaines parties du rez-de-chaussée. La classe !



Nous poursuivons dans un salon oriental de toute beauté et sa piscine intérieure qui devait apporter une ambiance exceptionnelle à cet hôtel. Notons au passage que les coussins ont été intégralement percés et qu'il y a des plumes sur tout ce niveau.







Nous continuons la visite et trouvons quelques chambres après la piscine. Elles sont dans un état nickel. C'est bien simple, on a juste l'impression d'être dans un lieu encore en activité. Elles sont aussi intégralement dans le noir. Pas de photos, donc (j'ai encore du mal à maîtriser la technique de la lampe pendant une pause longue).

Nous montons à l'étage dans ce qui devait être le hall d'entrée du public (le lieu est construit à flanc de colline donc il y a deux niveaux dans le hall). Cette pièce est à couper le souffle. Tout au fond, on peut voir une maquette du bâtiment avec le nom d'un cabinet d'architecte de la région. Il ne renvoie plus à rien aujourd'hui. Bizarre. Est-ce que le lieu a déjà été en activité ? J'ai de gros doutes là dessus.





Et là, l'impensable se produit. Des portes cassées desservent des couloirs, nous tentons notre chance. Certaines amènent à d'autres portes, fermées pour la plupart, mais après quelques essais, le destin se manifeste et une porte s'ouvre comme par magie. Entièrement dans le noir, un de mes collègues appuie mécaniquement sur l’interrupteur... Qui allume la pièce !





Nous sommes estomaqués. La chambre est comme neuve. Il y a l'électricité, le lit est fait, tout est propre et on dirait qu'elle attend juste un client. La salle de bain est conforme au standing de l'établissement : grande, faite avec des matériaux de qualité et elle peut s'ouvrir sur une grande baie vitrée (comme toutes les pièces de l'hôtel). En passant, merci à Josh qui m'a aidé à corriger les photos de cette chambre et sa salle de bain.



Pourquoi y a t il encore du courant dans ces deux pièces ? Après discussion, il s'agit très probablement du même compteur qui fournit en électricité la partie habitée par le gardien.

Nous continuons dans un autre couloir qui lui est totalement dans le noir. Nous traversons un petit vestibule où sont stockés des vases asiatiques puis nous arrivons dans ce qui devait être la "suite royale". Une chambre très spacieuse accompagnée par sa salle de bain, plutôt grande elle aussi.

Entièrement recouverte de miroirs, il n'a pas été évident du tout de trouver un angle où l'on ne me voyait pas. Je vous mets donc la seule photo que j'ai réussi à prendre sans que l'on voit mon visage. Ce n'est pas la plus belle mais cela vous donne une idée de la composition de la pièce.



Un détour rapide au niveau du rez-de-chaussée, nous traversons cette pièce entièrement ravagée (sans doute un autre salon) et qui possède plusieurs portes fermées à clef. Nous pouvons voir, à travers l'une des fenêtres une autre grande pièce (un salon) mais il nous sera impossible de rentrer.



Nous sortons et tournons un peu à l'extérieur, avant de repartir aussi discrètement qu'à l'arrivée sans rien avoir déplacé et bien entendu fracturé.



Certes, ce compte rendu est sans doute un peu bref, et il n'y a finalement pas de choses très croustillantes à se mettre sous la dent d'un point de vue anecdotes historiques, mais mes compères et moi sommes d'accord sur un point, c'était du lourd !

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